Les Chemins de Porquerolles

Randonnée du Phare

trace sur carte OSM    trace sur Google Sat

 


          La randonnée des falaises est la plus classique de Porquerolles, les sentiers sont bien entretenus et ne présentent que peu de difficultés. C'est plus une promenade, un peu longue il est vrai (11,5km), qu'une randonnée classique, mais ce n'est pas une raison pour y aller avec des chaussures de plage! Après avoir longé par l'est la plaine du village, nous irons vers la gorge du loup d'où part le sentier des falaises qui s'étire sur 4 km . Le retour s'effectuant par le chemin des crêtes du Langoustier avant de redescendre vers la plage d'Argent en passant par le sentier du « Parapluie, » puis retour au village par un ancien chemin d'exploitation agricole. Moins de 200m de dénivelé pour cette ballade qui devrait durer 4H environ, sans trop se presser.

Départ de la Mairie annexe vers le sud par la route de la ferme, sortir du village jusqu'au carrefour des oliviers.

cMairie annexe

Au départ on remarquera au bas de la place d'Armes les vestiges de fondations de maisons gallo romaines, mises au jour, il y a quelques années, par le ruissellement des eaux durant les fortes pluies d'hiver. Il s'agit de quelques vestiges de Pomponiana, village qui a été habité du 1er au 5ème siècle , le village actuel est construit sur les vestiges de ce village.

 Avant de laisser à droite la route du Langoustier, on peut imaginer l'ancien lavoir du village, détruit pour faire place à un enclos à poubelles! On laisse à gauche l'ancien hôtel des Palmiers , puis on longe la Garonne qui a été canalisée sur une centaine de mètres peu après la création du village pour amener l'eau au lavoir et canaliser un cours d'eau qui se terminait primitivement par un delta et un grau là où l'on a construit le Pré des Palmiers

  Sur la droite, un lotissement récent, les Confidences, à gauche d'anciennes maisons construites pour loger le personnel de l'exploitation de F. J. Fournier, maintenant transformées en résidences secondaires. Un pont à droite permet d'atteindre la place des deux étoiles du nom de la mine d'or qui fit la fortune de F. J. Fournie. Ce dernier avait créé une coopérative où son personnel pouvait se ravitailler à des prix comparables à ceux du continent Il n'en subsiste que le petit pont en brique qui permettait d'y accéder. Plus loin à droite on trouvait les porcheries de la ferme, c'est maintenant un ensemble immobilier, la Finca. Il semble qu'il y ait toujours des élevages de porc sur l'île, à certaines époques on les laissait libre dans la nature. Un auteur a donné île aux porcs comme origine étymologique de Porquerolles, c'est évidemment faux, l'origine du nom vient du provençal port Cayrolas, c'est à dire l'anse du gros rocher (où est bâti le fort sainte Agathe)

Sur le côté droit on admirera un belombra. Cet arbre, d'origine d'Amérique latine fait une belle ombre, d'où son nom; il a été introduit ici pour créer des zones ombragées. Sur la Place d'Armes, avant les eucalyptus, les militaires avaient planté des belombras, malheureusement cet arbre à croissance rapide développe de puissantes racines qui ont vite endommagé les fondations des maisons autour de la place d'où l'arrachage de ces arbres, certes exotiques mais bien adaptés au climat méditerranéen.

Au carrefour des oliviers prendre la route de contournement vers l'est avant d'obliquer , une cinquantaine de mètres plus loin à travers le champ d'oliviers que l'on traverse en diagonale, on verra au passage un très vieux châtaigner, l'arbre le plus vieux de l'île.

Au carrefour des oliviers se croisent le chemin qui conduit au phare et la route de contournement, depuis 2010 cette dernière est utilisée par les véhicules thermiques, en saison, pour éviter de traverser le village, au moins aux heures d'affluence des touristes, il y a un trafic notable et une poussière soulevée par les véhicules très désagréable; on ne sait apparemment pas réaliser un revêtement écologiquement acceptable, durable et sans poussière, dommage pour les riverains et les touristes, c'est pour cela que nous n'emprunterons cette route que sur quelques dizaines de mètres pour traverser le champ d'oliviers après le passage d'un petit fossé.

La carte de Phélipeau de 1693 indique déjà que des oliviers étaient plantés dans cette zone, et il semble que la tradition ait perduré. Ici les oliviers se développent moyennement et ne vivent rarement plus d'un siècle, ils sont victimes de forts coup de gel qui peuvent survenir aléatoirement avec une périodicité séculaire.

. Presque à l'extrémité de l'oliveraie nous allons trouver l'arbre le plus vieux de l'île, un châtaigner! Il est parfaitement entretenu par le Parc pour qu'il vive le plus longtemps possible. Son age est inconnu mais on peut faire quelques hypothèses : il a du être planté, probablement avec d'autres le long d'un chemin avant que l'on ne plante les oliviers. Un chemin est tracé sur la carte de 1692 et va vers le sud.

Le vieux Chataigner

On peut supposer que le champ d'oliviers a été planté lors du développement agricole qui a suivi la construction des forts par Richelieu vers 1634, le ou les châtaigniers sont antérieurs et la période de développement agricole précédente se situe au moment où Alphonse d'Ornano, qui deviendra Maréchal de France, mais qui, à l'époque était le colonel des "Bandes Corses"  a été nommé par le roi Henri III en 1580, Gouverneur et Capitaine du Fort de Porquerolles. Il a restauré et réarmé le château et organisé quelque peu la défense et l'économie de l'île, on trouve des châtaigniers en Corse et il y a fort à parier que cet arbre provient de là bas, ce qui lui donnerait un age de plus de 400 ans, cela paraît plausible mais demanderait à être vérifié.

Sortir du champ d'oliviers passer sur l'arrière d'un ruisseau , quelques mètres vers l'ouest et prendre un chemin d'exploitation qui traverse des vignes puis longe une partie boisée. A son extrémité chercher dans l'axe le sentier du  "Vallon des abeilles" qui conduit au chemin de la Grand Cale

1200m

Le ruisseau que l'on contourne est un ancien chemin d'exploitation qui a été raviné en son centre; l'érosion fait son œuvre assez rapidement, ce ruisseau est marqué comme chemin sur le Plan Directeur de 1896 dès qu'il est devenu impraticable un autre chemin a été créé à coté. Cette transformation de chemins en fossés est systématique dans l'île et les fossés que l'on trouve dans les zones boisées sont très souvent d'anciens chemins qui, en quelque sorte, marquent leur présence en creux

Le sentier du vallon des abeilles n'est pas très visible et il se ramifie quelque peu, ce n'est pas grave, on finit toujours par trouver le chemin de la grand cale, il y a un fossé à franchir, jadis le Parc avait installé une grosse poutre en bois pour faciliter le passage, c'était simple et de bon goût, bien sûr la traversée du fossé ne présente pas de difficultés mais l'environnement est dégradé par le passage des promeneurs.

Ce fossé a été réalisé vers 1830 pour capter l'eau du ruisseau en amont et la conduire à la Garonne pour augmenter la quantité d'eau stockée. Avant le ruisseau s'arrêtait là et se répandait dans la plaine où il était absorbé par les colluvions ; rétablir le cours primitif permettrait de regarnir quelque peu la nappe phréatique et réduirait le risque d'inondation dans le village lors de pluies torrentielles.

Prendre le chemin vers la droite Il faut obliquer à gauche 150m plus loin suivre ce chemin sur 350m après avoir contourné le territoire des  "maisons Richet"

Pour les personnes non initiées aux particularités de l'île, il peut paraître bizarre d'abandonner un chemin sur quelques dizaines de mètres avant de le récupérer plus loin. Pourquoi un morceau de chemin est propriété privée ? Tout simplement parce que ce chemin n'a aucune existence légale et ne fait l'objet d'aucun classement. Après le décès de F.J. Fournier, qui était propriétaire de toute l'île sauf de quelques portions du village et des zones militaires, il y eut une division de l'île, la plus grande partie est restée indivis entre les héritiers, c'est la portion rachetée par l'État, mais chacun d'eux a possédé en propre quelques parcelles. Le découpage a été fait sans tenir compte des chemins existants dont certaines portions sont devenues propriétés privées, il y en a d'autres sur l'île : un morceau du chemin du Langoustier, quelques dizaines de mètres du chemin du Galéasson par exemple. Les services de sécurité du Parc ont droit de passage d'où des clôtures un peu théoriques, mais pour le visiteur cela dépend de l'humeur du propriétaire. Et voilà pourquoi vous ferez un petit crochet en dehors du chemin!
Lorsque l'on voit à gauche le réservoir PQS5 , prendre un sentier à droite, le long de la zone défrichée pour rejoindre la route du phare que l'on va suivre jusqu'à la fin des lagunes.

2400m

coeur de sorcière

Ces réservoirs, qui contiennent 20m3 d'eau, sont d'excellents repères pour le randonneur, ils rappellent que la forêt est inflammable, et que le risque d'incendie est grand, surtout par temps sec et si le mistral souffle. On trouve en début du sentier au début de l'automne, un bien curieux champignon: le "cœur de sorcière" ou clathre rouge. C'est une sorte de cage grillagée sphérique qui peut atteindre une vingtaine de centimètres. Il dégage une odeur pestilentielle qui attire les mouches , elles disséminent ensuite les spores. C'est une espèce méridionale mais elle est invasive et gagne progressivement le reste du territoire. L'emploi, dans les parcs et jardins, de bois ramifiés fragmentés, quelquefois porteurs de spores contribue à une dissémination de ce champignon, non comestible à l'état adulte mais qui peut être consommé quand il est en forme d'œuf lors de son éclosion, il a goût de radis paraît-il.

Là nous abandonnons la route du phare pour aller tout droit sur le chemin de la Gorge du Loup. Les friches à droite sont récentes, il y a eu défrichement de quelques hectares dans une zone qui n'avais jamais été cultivée. La vigne plantée là a vite dépéri à cause des embruns et a été abandonnée, encore quelques hectares de végétation détruits pour rien!

Il faut repérer quelques mètres après la fin de la zone en friches sur la droite, le vrai départ du chemin des falaises, malheureusement non signalé, que l'on viendra reprendre après avoir vu la Gorge du Loup qui se trouve 200m plus loin.

Le site de la Gorge du Loup est un sujet de prédilection pour les peintres et le Parc a aménagé un point de vue pour que les touristes puissent admirer le paysage, mais la vraie gorge est sur la gauche, il faut se retourner jusqu'à la fin de la barrière maintenant à droite et descendre dans ce qui paraît être le lit d'une rivière taillée dans le rocher. Lors des pluies d'hiver l'eau s'écoule ici abondamment et l'on remarquera des vasques taillées dans le rocher afin de conserver un peu d'eau douce pour les animaux, en particulier les faisans.

L'île est peuplée de faisans depuis l'époque du roi Louis XIV qui en avait fait une sorte de réserve. Ils sont parfaitement acclimatés mais ont besoin d'eau en été, d'où ces vasques et tous les petits bassins que l'on trouve un peu partout, alimentés et entretenus par les chasseurs de l'île. Porquerolles est un des très rares lieux en France où l'on trouve en liberté des faisans dorés, ils ont été importés beaucoup plus tard et c'est une espèce protégée

Mais on ne peut pas quitter la Gorge du Loup sans évoquer la possible implantation de loups dans cet environnement, bien sûr ils n'ont pu fréquenter ces lieux qu'à l'époque glacière quand l'île était reliée au continent, mais il ne s'agit pas d'introduire ici le loup gris mais un de ses condisciples : "lupus maritimus", qui a la particularité de se nourrir principalement de poisson, quand il est jeune il lui faut de grands espaces côtiers mais quand il vieillit il devient sédentaire pourvu qu'il trouve un abri dans un lieu isolé orienté au sud et avec un accès à la mer, pas loin d'une matte à faible profondeur. Une litière de posidonies sèches lui convient très bien. Le site pourrait supporter un voire deux vieux males sans trop dépeupler la mer environnante. Un belvédère avec vue sur la tanière et quelques jumelles puissantes, cela aurait un impact touristique prodigieux.

Retour vers le départ du chemin des falaises que vous avez repéré en venant, en ignorant le raccourci qui monte à droite et qui dénature le site, pour parcourir le sentier des falaises dans son intégralité

2900m

Il fait environ 4km de long, il a été restauré par "la mission d'Aménagement" en suivant intégralement un ancien chemin du 18ème siècle. Le sentier longe les falaises par le nord, un peu en contrebas, et périodiquement des accès vers les crêtes fournissent de magnifiques points de vue.

Ce chemin monte en pente douce le long d'un vallon boisé avant d'atteindre une zone avec une végétation plus réduite à cause des vents du large, on récupère sur la gauche le sentier qui vient directement de la Gorge du Loup, sur la gauche de petits sentiers conduisent à des points de vue. On remarquera au milieu du chemin, une petite borne rectangulaire, posée là vers 1830 pour marquer la limite des propriétés entre Mrs Bonce et De Lenoncourt. (voir la carte Napoléon)

Ce chemin a été construit vers 1750 1760 par une compagnie d'invalides qui avait été installée dans l'île vers 1745 pour occuper militairement les lieux et faire fonctionner un petit hôpital militaire. Lors d'une inspection dans l'île en 1741, l'ingénieur responsable des fortifications, Millet de Mouville, faisait remarquer : "Il n'y avait dans ces îles qu'un garde d'artillerie presque sans munitions, peu de bouche à feu, et un concierge nommé par les gouverneurs qui prenait la qualité de commandant, et pas un soldat". Cet état durait depuis une trentaine d'années. La présence permanente d'une flotte anglaise dans la baie d'Hyères a fait craindre au Gouverneur de Provence une occupation des îles, d'où une réoccupation de Porquerolles et de Port Cros par deux compagnies d'invalides chargés de leur mise en défense.

Après la remise en état des forts et la construction d'un hôpital à côté du Fort Sainte Agathe, les militaires, sous le commandement de "Jean de BESSOU de MONDIOL Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de Saint LOUIS, Major et Commandant pour le service du Roy à l'Isle de PORQUEROLLES", ont remis en état les anciens chemins et créés de nouvelles voies dont le chemin des falaises, destiné à desservir les zones de guet. Ces chemins étaient tous construits de la même façon en traversée : un mur de soutènement vers l'aval, une paroi verticale sur l'amont, une largeur de 1,5M environ suffisante pour faire passer une mule et son attelage, et de pente généralement inférieure à 5% d'où des lacets dés que la pente devenait plus forte. Vers les crêtes, le chemin est souvent plat, mais on remarquera les travaux qui ont été réalisés à l'époque : aplanissement de zones rocheuses et comblement de petits vallons. Ce chemin a été partiellement utilisé à l'époque Napoléonienne puis s'est transformé en mauvais sentier jusqu'à ce que la 'Mission d'Aménagement' le restaure pratiquement dans l'état initial, en reconstruisant quelques parties manquantes, pour l'agrément des visiteurs du Parc.

chemin des falaises
On croisera à environ 1km un ancien chemin, peu visible, qui conduisait à un ancien lieu de guet, puis à 1,3km le départ à droite du chemin du bois des chênes qui descend vers le village.On suivra les flèches

On pourra aller visiter l'ancienne Vigie construite en 1812 et complètement ruinée, en suivant sur quelques mètres un sentier à droite. Après avoir passé le sommet du Tiélo, on entame la descente sur la calanque du Brégançonnet 2,9km après le début du chemin des falaises, on suivra la route du Brégançonnet sur une centaine de mêtres.

5800m

La calanque du Brégançonnet invite à la baignade si l'eau est chaude et si l'on est équipé de chaussures qui protègent des oursins! On remarquera à l'entrée de la calanque, les traces d'un portail qui fermait le site, nous sommes dans l'ancienne chasse privée de J.F. Fournier (qui occupait une surface de 250 hectares) et il n'y était pas question d'y pénétrer par la mer!

C'est évidemment la presqu'île de Brégançon qui a donné son nom au site, il y a pas mal de ressemblance. On peut atteindre l'éminence du Brégançonnet par un sentier qui démarre une dizaine de mètres à l'ouest de l'accès à la calanque, mais malheureusement un eucalyptus abattu obstrue le début de ce sentier. Quelle vue a-t-on depuis l'espace dégagé où souffle souvent un vent violent? Comme d'habitude à Porquerolles, une magnifique vue sur les falaises, surtout par mistral. Pour continuer, il faut suivre la route côté ouest sur une centaine de mètres pour retrouver à gauche, le sentier des falaises qui va nous mener sur la crête du Langoustier. Nous abandonnerons le sentier des falaises au premier chemin à gauche, il se termine peu après sur le chemin du Langoustier

7000m

On va suivre ce chemin jusqu'à la pointe des Carrières, puis redescendre, toujours sur ce chemin, jusqu'à l'embranchement avec la route du Langoustier. Ce chemin conduisait au 18ème siècle au Langoustier, il a été coupé lors de l'installation de la Fabrique de soude, on voit bien l'ancien tracé dans le grand virage, il allait tout droit. La déviation que l'on suit a été créé vers 1830 pour contourner la Fabrique. Ce chemin continue après avoir rejoint la route actuelle du Langoustier, à l'époque la route du Langoustier passait plus bas dans la vallée. Là aussi on rencontre un carrefour entre deux chemins qui s'ignorent mutuellement, car construits à des époques différentes pour des besoins différents. On va remonter cette route vers la droite pour atteindre le col du Langoustier. On tournera ensuite à droite pour suivre la route des crêtes sur 300m environ, jusqu'à trouver un sentier qui part complètement à droite et qui va nous permettre de rejoindre le village.

8200m

Ce chemin conduit à une petite éminence où se trouvait jadis une tour métallique d'une cinquantaine de mètres appelée  Le Parapluie Un cairn marque cet emplacement (vue superbe sur l'intérieur de l'île en suivant le petit sentier à droite) Ce chemin a été tracé vers 1900 pour desservir "le Parapluie", lorsque les militaires ont eu besoin de construire cet observatoire, ils ont exproprié le terrain nécessaire (décret du 9 novembre 1899), le propriétaire de l'île M. de Roussen leur a concédé le terrain strictement nécessaire, soit 64m2! Mais il a fallu créer le chemin d'accès, depuis le village, ce qui immobilisait environ 50 fois plus de surface! C'était beaucoup pour une servitude, d'où un procès, gagné par M. de Roussen contre le Ministère des Armées, tout est rentré dans l'ordre par la suite, le chemin a été construit, abandonné lorsque le point d'observation n'a plus été d'actualité puis restauré par la "Mission d'Aménagement sur la plus grande partie de son parcours, sauf sur la fin où l'on trouvera un morceau de chemin raviné, dans le sens de la pente, car le tracé antérieur n'a pas été respecté : si l'on veut une comparaison entre un sentier restauré dans l'esprit du développement durable et un tracé opportuniste, il suffit de venir ici. Au bout de 800m on recoupe le chemin du Langoustier par la côte, le chemin que nous suivons est coupé sur quelques mètres mais on le retrouve facilement un peu plus loin, il nous conduit derrière la plage d'Argent, on laisse à gauche le restaurant pour passer par un petit pont en bois.

9000M

Il faut ensuite longer sur l'arrière la zone des pins parasols pour trouver à l'extrémité un sentier qui va nous ramener vers la route du Langoustier que l'on suivra jusqu'à l'embranchement du chemin qui conduit à la Vigie. A ce carrefour commence la route de contournement du village, que l'on va suivre sur une cinquantaine de mètres avant de prendre à gauche le chemin qui descend vers un champ transformé en zone industrielle,
sommités de lavande


Bien entendu, on peut revenir au village en suivant la route du Langoustier, mais le chemin proposé est plus tranquille et permet de voir ou de découvrir «  la lavande des îles d'Hyères », de son vrai nom : Lavandula stoechas. On la trouvera en suivant la bordure du champ qui s'ouvre à droite, à une cinquantaine de mètres.

Elle fleurit d'avril à juin et en Octobre, sa fleur est un pseudo épi de coupe carré, surmonté de seulement deux pétales d'un bleu intense, d'où un de ses noms usuels : lavande papillon. Découverte et exploitée pour ses vertus médicinales dans l'antiquité, citée par le naturaliste Pline l'Ancien et classée par le médecin et botaniste Discoride parmi les plantes précieuses, elle est maintenant répandue dans tout le bassin méditerranéen sous des formes voisines ou hybridées et cultivée depuis le Moyen age comme plante médicinale. En France elle n'est ramassée à l'état sauvage qu'en Corse, au Domaine Saparella pour fabriquer une huile essentielle qui a des vertus cicatrisante, anti infectieuse et anti inflammatoire. On longera un terril puis un concasseur et enfin d'une ancienne aire de brûlage pudiquement appelée « dépôt des déchets verts ». 0n va reprendre le chemin vers le village en passant à coté d'un terril, monticule de terre issue du creusement des fondations des résidences les Confidences. La végétation s'y est développée très vigoureusement, ce terril risque de devenir un site classé si d'aventure une plante rare y prenait racine.

Un peu plus loin on verra le concasseur qui a absorbé la cave Fournier, la jetée du petit port du Langoustier et de nombreux blocs de béton issus de travaux récents. IL digère tout, sauf les armatures en fer, et il produit des gros, moyens et petits cailloux, ainsi qu'une sorte de sable, plutôt de la poussière de béton. Tout cela est destiné à être recyclé pour combler les ornières des chemins de l'île. C'est un travail de Pénélope, après une forte pluie, tout est emporté et les ornières réapparaissent. On ne sait pas solidariser le sol avec les éléments rapportés. Les produits recyclés remplissent alors les ruisseaux et les fossés et se répandent aux alentours des chemins par suite du ruissellement.

Ensuite on passe à côté d'une aire de brûlage, encore utilisée pour brûler des végétaux et déchets divers au printemps 2011. Tout cela paraît incongru sur un site classé appelé à devenir Parc National ; tout devait être remis en état après la fin des travaux, mais la réhabilitation se fait attendre. Il y avait ici une grande prairie où l'on pouvait voir quelques moutons... Après avoir traversé le chemin des pamplemousses, un ancien chemin agricole vous conduira à l'arrière du jardin Emmanuel Lopez, tourner à gauche pour rejoindre la route du .Langoustier. Ce chemin aboutissait à la route de la ferme, la construction du jardin a fait disparaître la partie finale, c'est très bien ainsi, car il est à l'écart des voies principales et il est peu emprunté par les estivants. Le point de départ, la Mairie annexe est toute proche, après avoir passé le pont sur la Garonne et longé "la galerie des glaces"

11500m